Changement de bateau…
Je sais plus très bien quand, samedi midi je crois, on a attendu le nouveau bateau à Port Cros.
C’était un peu comme un Optimist, mais en plus grand. En fait quasiment deux fois plus grand que le Tamatea. Et là le moteur marchait, détail appréciable quand il n’y a pas de vent. A propos, en grec, la pétole, ça se dit apneia, ça vous parle ? On voit ici que Rémi et Aurore nous ont rendu visite, comme beaucoup d’autres, pour contempler notre frêle esquif. Ils venaient aussi vérifier que notre bateau était en mesure de les remorquer. Parce qu’eux aussi ont eu le même problème que nous. Voir la photo un peu plus loin.
Ensuite on est allés plonger à la Gabinière, le samedi soir et le dimanche matin. Quelques infos concernant le spot. Le dimanche matin il y a du monde. Il est interdit de mouiller une ancre, il y a des mouillages sur corps mort, tout prêts. Il suffit de s’y attacher. Problème, pour s’y amarrer il faut une carte de la réserve, qu’on doit prendre au départ à la Capitainerie de Bormes. Sinon tout bateau qui arrive et vous montre la carte en question peut vous virer du mouillage. Mais même si vous êtes en possession de ladite carte, tout professionnel a priorité sur nous, pauvres merdes de skippers du dimanche. Par professionnels entendre bateau de plongée bouteilles. Et là deux solutions : ou ils vous dégagent avec tant d’agressivité que vous avez l’impression qu’ils ont des flingues à portée de main et qu’ils ont juste envie qu’on leur donne un prétexte pour les utiliser, ça c’était le premier cas de figure. Ou ils sont sympas mais vous virent très gentiment quand même, Rémi a beaucoup apprécié… La vraie solution c’est d’arriver sur zone vers 11h30. Là les quéquets à bouteille sont repartis bouffer, beaucoup de mouillages sont vides. Ci-dessous, une vue de la Gabinière vers cette heure-là. Ensuite on petit-déjêune avec nos amis remorqués : Fabien, Aurore, Rémi et Amaury.
La Gabinière est couverte d’oiseaux de mer qui volent sans arrêt au ras de l’eau. Gare au guano en faisant surface ! Et là-dessous, c’est juste la Méditerranée mais avec des poissons. On ne voit pas le fond, vers 21-22m. Pas facile de suivre les évolutions de son binôme. La thermocline est à 9-10m, et c’est du brutal, je pense 7-8 degrés de différence avec la surface. Par moments c’est trouble, à d’autres, un peu moins. A chaque descente il y a du monde. Des mérous balèzes très à l’aise, qui n’ont pas peur de vous. (voir ici) Des bancs de dorades, des barracudas (je crois les avoir vus, mais de loin). Et donc aussi, les bulles des plongeurs bouteilles… ça trouble la visibilité, hein, il faut vraiment éviter le créneau 8h-10h.
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